Syndicat de l'Emploi et de l'Immigration du Canada - https://ceiu-seic.ca/fr/negociation-collective/les-membres-dabbotsford-defendent-le-personnel-temporaire/
juin 21, 2010

Les membres d’Abbotsford défendent le personnel temporaire

Les membres du SEIC à Abbotsford (C-B) n’ont pas laissé passer inaperçu le départ de leurs collègues de travail engagés pour une période déterminée. Le 11 juin, soit la dernière journée de travail des derniers employé-e-s engagés pour une période déterminée qui ont été remerciés, leurs collègues de travail ont porté des macarons sur lesquels était inscrit le message suivant : « Services publics de qualité – Nous vous manquerons quand nous serons PLUS LÀ ». La direction a répondu en menaçant de renvoyer à la maison ceux qui refusaient d’enlever leurs macarons, mais nos membres ont tenu ferme.

Sept membres ont été renvoyés à la maison en congé non payé et quand le personnel de l’Intégrité et du Traitement a appris comment la direction s’était conduite, bon nombre de ses membres se sont mis à porter des macarons pour appuyer leurs collègues de travail. La direction s’est vu forcer la main quand elle a constaté que ce groupe n’enlèverait pas ses macarons et était prêt à se joindre à ses collègues déjà en congé non payé. De peur de se retrouver avec un bureau vide, l’employeur a cessé de renvoyer le personnel à la maison.

« Chaque membre a dû décider par lui-même de porter ou non le macaron », a déclaré Chris York, présidente de la section locale. « Les employé-e-s engagés pour une période déterminée nous importaient beaucoup, tant sur le plan personnel que parce qu’ils nous aidaient à fournir au public des services du genre que nous croyons qu’il devrait recevoir. »

La semaine suivante, la direction a commencé à dire à la section locale que tout membre du personnel traitant avec des client-e-s qui portait un macaron se verrait imposer des sanctions disciplinaires. La réponse du syndicat a compris une visite rendue à la section locale le 16 juin par Jeannette Meunier-McKay, présidente nationale du SEIC, Kay Sinclair, de l’AFPC, Pat Wakefield, vice-présidente nationale du SEIC, et Dianne Mitchell, sa suppléante. « En C-B, nous venons de tenir une conférence des président-e-s des sections locales pendant laquelle de nombreux délégué-e-s ont traité de l’augmentation du stress qui se produisait à mesure que l’employeur remerciait le personnel temporaire », a déclaré madame Meunier-McKay, « et j’ai énormément de respect pour les membres, tels que ceux d’Abbotsford, qui se sont montrés prêts à sacrifier quelque chose pour manifester leur appui à l’égard des employé-e-s engagés pour une période déterminée ».

Le 17 juin, l’employeur avait annulé les congés non payés imposés aux sept membres renvoyés chez eux et confirmé qu’aucune mesure disciplinaire ne serait prise.

S’exprimant au nom des membres qu’elle représente, Chris York, présidente de la section locale, a remercié le SEIC et l’AFPC de l’appui qu’ils ont témoigné à ces membres :

Au nom de tous les membres de la section locale 20903, je tiens à vous remercier sincèrement d’avoir pris le temps, même si vous êtes très occupées, de rendre visite à notre bureau mercredi.

L’appui que vous avez manifesté à l’égard de nos membres a été un outil puissant et très utile et a eu un effet considérable non seulement sur la collectivité de notre section locale mais aussi sur ses membres individuels. Pour certains, la question souvent posée « qu’est-ce le syndicat fait pour moi? » a trouvé une réponse très personnelle.

Je suis sûre que ce n’est pas par hasard que moins de 24 heures après qu’un message d’appui aussi fort a été transmis directement à l’employeur, la direction est revenue sur sa décision non seulement quant au port du message du syndicat en milieu de travail mais aussi quant aux congés non payés imposés le 11 juin à 7 membres parce qu’ils refusaient d’enlever leurs macarons.

Nous n’aurions jamais cru qu’un si petit macaron puisse poser un si gros problème, mais dès que nos droits légaux sont menacés, nous devons les défendre et, comme nous l’avons prouvé depuis une semaine, nous sommes résolus à les défendre. Il ne faut jamais oublier que tout droit que nous avons a été obtenu de haute lutte. Il y a parfois des générations de cela, mais le fait demeure que quelqu’un a payé un prix élevé pour obtenir ce que bon nombre d’entre nous tiennent pour acquis.

Je suis très fière de faire partie de cette section locale dont les membres ont eu le courage de leurs convictions et ont été prêts à ne pas faire de concession sur celles-ci et à se serrer les coudes puisqu’ils savaient qu’ils ne faisaient rien de mal. Je suis extrêmement reconnaissante et fière de l’encouragement, de l’aide et de l’appui forts qui nous ont été apportés par l’AFPC et le SEIC.

«  Au cours de la négociation collective en 2011, les dirigeant-e-s des sections locales seront la clé de la mobilisation des membres », a dit madame Meunier-McKay, « et les dirigeant-e-s de notre section locale d’Abbotsford donnent l’exemple. Leur conduite est propre à nous inspirer tous ».

 

Linda Nance, Pat Wakefield, Dianne Mitchell, Jeannette Meunier-McKay, Chris York

 

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