Syndicat de l'Emploi et de l'Immigration du Canada - https://ceiu-seic.ca/fr/campagnes-et-enjeux/les-pressions-sur-le-gouvernement-sintensifient-a-mesure-que-les-retards-de-lae-se-perpetuent/
janvier 12, 2012

Les pressions sur le gouvernement s’intensifient à mesure que les retards de l’AE se perpétuent

Pour les prestataires d’AE, la nouvelle année commence comme la précédente s’est terminée : les chèques n’arrivent pas et les lignes des centres d’appels ne dérougissent pas. Cependant, les médias continuent de s’intéresser à la question et le public se prononce dans la presse sur le désastre du traitement des demandes d’AE. Le SEIC poursuit ses efforts pour qu’un niveau de service acceptable soit assuré au public et que la charge de travail de ses membres soit raisonnable.

Dans un éditorial du 11 janvier, le Guardian de Charlottetown, dans l’Î-P-É, écrivait ce qui suit :

Vers la fin de l’année dernière, quand le gouvernement fédéral a reconnu qu’il rationalisait les services de traitement des demandes d’assurance-emploi dans l’ensemble du pays, il a assuré la population canadienne que cela ne changerait pas le niveau de service de façon notable. Les partis de l’opposition et les représentants syndicaux ont indiqué que les fermetures de bureaux ne pouvaient que retarder le traitement des demandes d’AE mais ils ne pouvaient guère, à ce moment-là, qu’espérer que tout aille pour le mieux.

Il semble que leurs craintes aient été fondées. Ces dernières semaines, le nombre des plaintes portées par l’entremise des médias par les membres de la population de l’Île-du-Prince-Édouard ayant dû attendre plus que prévu pour toucher des prestations d’AE a augmenté et, selon les indications récentes, certains prestataires se sont trouvés dans une situation financière si difficile qu’ils ont été obligés de demander de l’aide sociale à la province. Même les tribunaux ont été saisis du problème. Une avocate de la défense a dernièrement indiqué que l’attente déraisonnablement longue de prestations d’AE comptait parmi les facteurs ayant causé un incident dont ont découlé des accusations au criminel. Elle a déclaré que son client, un des quelque 27 000 Canadiens et Canadiennes qui ont de la difficulté à faire traiter leurs demandes d’AE, avait cessé de boire il y a plusieurs années mais avait « rechuté pour un court laps de temps » parce que les factures s’accumulaient et qu’il n’avait aucun revenu.

Voilà qui dément les assurances du gouvernement que tout irait bien.

« Cet article résume plutôt bien la situation », déclare Donna MacDonald, vice-présidente nationale du SEIC. « Tout est loin de bien aller, et n’ira pas bien tant que nous n’aurons pas le personnel et les autres ressources nécessaires pour accomplir le travail. »

Madame MacDonald a accordé des entrevues aux médias au sujet de la question du traitement des demandes d’AE, y compris des interviews du 21 décembre  et du 6 janvier  accordées à la télévision de CBC. « Nous ne cesseront de nous prononcer que lorsque le gouvernement commencera à prendre des mesures valables pour régler le problème », a-t-elle indiqué.

De plus, madame MacDonald mobilise les membres qu’elle représente contre la fermeture annoncée du centre de traitement de Montague. Celle-ci nuirait à la fois à la capacité de traitement des demandes d’AE et à l’économie locale dans l’Î-P-É. Le syndicat se joint à des hommes et femmes politiques locaux, provinciaux et fédéraux pour inciter le gouvernement fédéral à revenir sur sa décision.

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