L’ETE a été décevante à bien des égards pour le personnel des programmes de la C-B, et le syndicat discute encore des retombées avec les deux employeurs. Nous aurions espéré qu’il soit tenu compte des considérations pratiques soulevées par le syndicat pendant que M. Leonidas négociait l’ETE au nom du gouvernement fédéral, que madame Jackson gérait la transition et que M. Netzel signait l’entente. Ils avaient l’influence nécessaire pour faire revenir la province sur sa décision et l’inciter à adopter une ETE qui, selon ce que la direction vous a dit, devait être égale ou supérieure à celle de l’Ontario.
Depuis le début, nous voulions que les descriptions de travail et les classifications soient établies avant que la dernière main ne soit mise à l’ETE. Cela aurait permis de cartographier les emplois et de réviser les grilles salariales provinciales ainsi que de régler tout problème connexe dans l’ETE. Les descriptions de travail et les classifications sont devenues de proverbiaux « travaux en cours » d’une réunion à l’autre. Nous n’en avons pas moins continué de soutenir que, par exemple, la différence dans la semaine de travail pouvait avoir des conséquences débordant de beaucoup le simple fait d’effectuer moins d’heures de travail.
Malheureusement, les employeurs ont disposé d’une ébauche d’ETE qu’ils aimaient bien avant que nous n’en entendions parler par l’entremise du SFPCB. Il s’ensuit que l’employeur a commencé à discuter avec votre syndicat beaucoup plus tard qu’il aurait dû. On nous a dit que la province a rejeté la plupart des modifications proposées parce qu’elle prétendait qu’il s’agissait de « passif non capitalisé ». Le report des crédits de congés annuels est entré dans cette catégorie pour une raison incompréhensible même si la prise de congés au cours de toute année ne comporte pas de dépenses salariales supplémentaires.
La cartographie des emplois selon les grilles salariales provinciales après la conclusion de l’ETE est donc une cause d’exaspération supplémentaire pour la plupart des employé-e-s transférés. Vous vivez tous dans le vrai monde où l’inflation gruge sans cesse les revenus. Les employeurs soutiennent que la « bonne nouvelle » est que personne ne verra diminuer sa rémunération grâce à la protection des salaires et que tous les employé-e-s auront une semaine de travail plus courte.
Nous avons tous effectué les calculs. La protection des salaires est un facteur bienvenu de maintien des revenus mais elle ne durera que trois années. Les comparaisons portent sur les salaires fédéraux de 2006 par rapport aux salaires provinciaux de 2008. Pour la plupart des membres, cela signifie qu’il n’y aura pas de véritable augmentation des salaires pour des années. Quelques membres auront encore des salaires inférieurs une fois que la protection des salaires expirera.
Les employé-e-s à temps partiel faisant partie du groupe PO ont été classés comme les PO à plein temps au premier niveau de la grille AO21 de la province à un taux de rémunération horaire (qui commence à 27,53 $). Puisque la protection des salaires ne s’applique qu’à la rémunération annuelle des employé e-s à plein temps, leur salaire horaire passerait à 28,56 $. Il s’ensuit que les PO à temps partiel travaillant aux côtés de PO à plein temps gagneraient moins par heure que ceux-ci.
Et puisque tous les PO se trouvent au premier niveau de la grille AO21, bon nombre de personnes ont constaté qu’un PO ayant 30 années d’expérience sera au même niveau de rémunération qu’un PO n’ayant que trois mois d’expérience.
L’employeur provincial doit éliminer dès maintenant des iniquités telles que celle là.
Les deux employeurs ne cessent de revenir sur les 2,5 heures de travail de moins par semaine. C’est une piètre réponse aux problèmes que nous avons signalés en matière de rémunération et, franchement, nous en avons assez de l’entendre. À mesure que le coût de la vie augmente, le fait de rentrer chez soi un peu plus tôt chaque jour n’aidera pas à acquitter les factures.
Nous voulons que les employeurs, et particulièrement la province, reconsidèrent la cartographie des salaires dès maintenant. Nous voulons que les employeurs accèdent à nos demandes visant à ce que les membres qui le demandent avant le 2 février 2009 deviennent des employé-e-s à plein temps.
Nous avons indiqué que les employeurs doivent protéger les employé-e-s à temps partiel dans l’ETE et nous avions malheureusement raison de craindre pour ces employé-e-s. Nous avions des craintes relatives à la classification dans les échelles salariales provinciales. Les deux employeurs se plaisent à dire que l’ETE est un fait accompli à ce stade, comme si le document avait tout simplement été déposé sur le pied de la porte un beau matin. Ils en sont responsables et ils devraient en assumer les conséquences pour que celles-ci ne soient pas tout simplement refilées aux employé-e-s transférés.
Nous avons mis les employeurs au défi de trouver des solutions en dehors du cadre de l’ETE au besoin. Le syndicat et ses membres ont pourtant bien indiqué les questions dont ils se préoccupent le plus. Il n’est pas trop tard pour que les employeurs commencent à les écouter et à prendre des mesures positives.
L’entente sur le réaménagement des effectifs constitue un appendice à votre convention collective et l’on n’y prête guère attention tant qu’on n’en a pas besoin. De toutes les protections et de tous les droits négociés par l’agent négociateur avec l’employeur, cette entente est l’un des plus précieux. En l’absence de celle-ci, il est peu probable qu’il y ait de véritable consultation, en temps opportun ou non, et tout dépendrait des besoins et de la volonté des employeurs.
Le syndicat a insisté pour que le comité sur le réaménagement des effectifs continue de tenir des réunions jusqu’à la date du transfert car nous croyons qu’il reste du travail à accomplir. Vos commentaires et questions continuent de nous aider à indiquer aux employeurs les mesures à prendre.