Pendant que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse et le gouvernement fédéral s’apprêtent à conclure une Entente sur le développement du marché du travail (EDMT), les dirigeant-e-s du syndicat en Nouvelle-Écosse ont déjà pris des mesures pour protéger leurs membres et prévoient prendre d’autres mesures au cours des prochains mois.
« Les membres veulent d’abord et avant tout être informés », dit la vice-présidente nationale Theresa MacInnis, « mais ils ne tardent pas à se demander ce que fait leur syndicat ».
Dès le début du processus, la consoeur MacInnis a tenu une réunion avec Rodney MacDonald, premier ministre de la Nouvelle-Écosse, qui lui a dit que toute entente devait être favorable à la Nouvelle-Écosse. Elle en a profité pour ajouter que toute entente devait être favorable également aux membres qu’elle représente. « Ce n’est que la première partie d’un dialogue avec la province et je voulais qu’il commence par le haut. »
Si une entente est conclue, les membres du SEIC passant au service de la province deviendront des membres du Syndicat de la fonction publique et des employés généraux de la Nouvelle-Écosse (SFPNE).Le SEIC veut que ces membres aient la meilleure couverture possible en vertu de la convention collective du SFPNE et a engagé sans tarder des discussions avec les dirigeant e s supérieurs du syndicat provincial. Madame MacInnis et Brock Smith, vice-président national suppléant de la région de la Nouvelle-Écosse du SEIC ont tenu une réunion avec Joan Jessome, présidente du SFPNE, et d’autres dirigeant-e-s principaux de son syndicat pour dresser le plan d’une Entente sur le transfert d’employé-e-s (ETE).
Si les ententes fédérales-provinciales sont conclues (à la fois une Entente sur le marché du travail et une Entente sur le développement du marché du travail), il faudra négocier une ETE. Celle-ci indiquera les conditions auxquelles les membres intéressés du SEIC passeront à la fonction publique provinciale. Elle sera négociée entre les deux gouvernements, le SFPNE et le SEIC/AFPC.
Outre leur réunion avec le SFPNE, la consoeur MacInnis et le confrère Smith ont eu des discussions initiales avec la direction de Service Canada dans la région. S’il y a lieu d’établir une ETE, le syndicat prévoit consulter ses membres et établir des propositions appropriées pour en discuter avec la direction de Service Canada.
« Nous déterminerons quelle procédure d’ETE est la meilleure pour les membres de la Nouvelle-Écosse », a dit madame MacInnis, « mais j’aime bien le modèle employé par le SEIC en Ontario. Cette procédure était bonne – elle a assuré une très forte participation des membres intéressés et de solides communications – et elle a permis de conclure une excellente entente ». L’équipe de l’ETE du SEIC en Ontario était dirigée par l’ancien vice-président national Ian Shaw (qui est depuis passé au service de la fonction publique de l’Ontario) et Alan Lennon, représentant principal du SEIC en Ontario. « J’ai déjà eu bon nombre de discussions utiles avec Alan », a déclaré la consoeur MacInnis, « et je crois qu’il y a bien des éléments que nous pouvons emprunter aux fins de nos travaux en Nouvelle-Écosse ».
Dernièrement, la consoeur MacInnis a réservé du temps pendant la conférence de la région sur la négociation collective (tenue les 1er et 2 février) à une discussion sur l’EDMT. Howie West, agent de réorganisation du travail de l’AFPC, a donné un exposé détaillé sur la procédure d’EDMT et l’approche adoptée par le SEIC en Ontario. M. West et d’autres membres du personnel de l’AFPC, et notamment des spécialises en matière de pensions et d’avantages sociaux, se mettront à la disposition de la région de la Nouvelle-Écosse pour l’aider à traiter des nombreuses questions sur lesquelles porte toute Entente sur le transfert d’employé-e-s. Jeannie Baldwin, vice-présidente exécutive régionale de l’AFPC représentant la région de l’Atlantique, s’est engagée elle aussi à aider la région de la Nouvelle-Écosse à cette fin. De plus, la présidente nationale Jeannette Meunier-McKay a traité de l’EDMT pendant la conférence et a plus tard applaudi le travail de la région de la Nouvelle-Écosse. « En Nouvelle-Écosse, les dirigeant-e-s du SEIC n’ont pas tardé à commencer à agir relativement à l’EDMT et ils rassemblent les ressources nécessaires pour négocier une bonne Entente sur le transfert d’employé-e-s. C’est comme ça qu’il faut faire. »