Après une longue lutte avec l’employeur, les personnes travaillant à temps partiel dont les heures hebdomadaires sont temporairement prolongées de manière à égaler celles du personnel à plein temps seront désormais traitées comme si elles étaient des employé-e-s à plein temps. Bien que cela ne change pas leur statut d’employé-e-s à temps partiel, leurs périodes de travail à plein temps amélioreront leurs avantages sociaux, en leur donnant notamment droit à des jours fériés payés.
Les centres d’appels comprennent un grand nombre de personnes travaillant à temps partiel et elles sont couramment appelées à effectuer des heures de travail à plein temps pendant les périodes de pointe. Jusqu’à présent, elles n’ont bénéficié d’aucun des avantages sociaux des employé-e-s à plein temps même si elles effectuaient 37,5 heures par semaine pendant des mois à la fois.
Pour profiter du nouvel arrangement, il faut avoir effectué des heures de travail à plein temps pendant au moins deux mois, condition à laquelle devraient répondre la plupart des employé-e-s selon Genie McDougall, présidente de la section locale 648 du SEIC (Scarborough, Ontario). Madame McDougall, qui travaille dans un centre d’appels, comptait parmi les militant-e-s qui ont fait des pressions en vue d’un changement depuis trois ans en tant que membre du Syndicat de la Santé nationale et du Bien-être social. Elle a indiqué que le nouvel arrangement constitue une « merveilleuse victoire », ajoutant que « Jeannette (Meunier-McKay, présidente nationale du SEIC) a contribué depuis le début à cette amélioration et fait d’incessantes pressions sur l’employeur pour qu’il modifie sa politique ».
L’employeur avisera par écrit les membres travaillant à temps partiel qui sont influencés par le changement. « La nouvelle sera la bienvenue, j’en suis sûre », a déclaré Jeannette Meunier-McKay, présidente nationale du SEIC, « parce qu’elle comporte à la fois des améliorations financières et une augmentation du respect dont jouissent nos membres travaillant à temps partiel ».