Syndicat de l'Emploi et de l'Immigration du Canada - http://ceiu-seic.ca/fr/service-canada-edsc/le-plan-de-rhdcc-de-fusionner-la-remuneration-une-demarche-inutile-le-seic-fait-pression-pour-un-re-examen/
octobre 18, 2011

Le plan de RHDCC de fusionner la rémunération « une démarche inutile » – Le SEIC fait pression pour un ré-examen

L’intention de RHDCC de centraliser dans deux sites la fonction de la Rémunération et Avantages sociaux semble inutile, ce qui a amené le SEIC à faire des pressions pour que le tout soit abandonné.

Le 13 octobre 2011, RHDCC a annoncé que le ministère centralisera tous les postes de Rémunération et Avantages sociaux à Winnipeg et Montréal. Le ministère prévoit terminer les relocalisations d’ici les 30 prochains mois. Actuellement, les conseillères et conseillers sont répartis dans 34 bureaux à travers le Canada.  En tout, il existe 194 personnes employées qui sont affectés par cette décision.

En plus de vouloir simplifier le travail, la principale raison derrière cette démarche est la recherche de compression budgétaire pour satisfaire au désir du Gouvernement conservateur de réduire les coûts à l’intérieur de la fonction publique fédérale. À RHDCC, on affirme souhaiter réaliser cette fusion avec une réduction naturelle des effectifs en soulignant que 54 des agents actuels rempliront les conditions requises pour recevoir une pleine pension dans les trois prochaines années.  Ils souhaitent que le reste soit réalisé par des relocalisations volontaires.  

Le problème avec cette décision c’est qu’il y a déjà une fusion qui se prépare à Rémunération et Avantages sociaux à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, pour toute la Fonction publique, y compris RHDCC. Cette démarche particulière devrait être terminée d’ici 2015, une année plus tard que la date prévue par le calendrier que s’est donné RHDCC pour terminer sa propre fusion. En d’autres mots, dans l’hypothèse où tout fonctionne selon les prévisions de RHDCC et de Stephen Harper, ces 200 postes pourraient bien disparaître dans l’espace d’un an.

Dans une lettre adressée à RHDCC, au cadre supérieur, Steve McCuaig, vice-président exécutif national du SEIC, explique que « cette situation semble être une démarche complètement inutile ». Essentiellement, la lettre du confrère McCuaig fait remarquer que les économies obtenues pourront être surpassées par le coût réel que représente le réaménagement des effectifs. 

Le confrère McCuaig poursuit en affirmant que « si des agents doivent tenter leur chance avec une autre possibilité de travail près de leur domicile et se soustraire, dans beaucoup de cas, au réaménagement des effectifs, devancer le calendrier d’un an pourrait sérieusement compromettre cette option ». 

Finalement, il y a raison de penser que cette initiative va créer de fausses attentes pour l’emploi à long terme pour 200 personnes alors que dans les faits, ces emplois sont transférés à Miramichi. Cette situation est particulièrement inquiétante pour celles et ceux qui auront décidé d’être réinstallés soit à Winnipeg, soit à Montréal, en pensant ainsi éviter de faire les frais d’une fusion majeure.  

Jusqu’à maintenant, les conseillères et conseillers en Rémunération de RHDCC s’étaient résignés au fait de devoir modifier leur cheminement de carrière ou être réinstallés à Miramichi. Tout cela ne fera que compliquer davantage les choses en ajoutant une nouvelle dynamique. Les membres seront maintenant obligés de choisir entre rester et se trouver sans emploi un an plus tôt que prévu ou déménager afin de gagner une année de plus.

Si le SEIC n’est pas capable de convaincre la gestion de faire une reconsidération dans l’avenir rapproché, la prochaine occasion pour le faire sera le 15 décembre 2011 lors de la prochaine réunion du comité consultatif syndical-patronal national.  À ce moment, le confrère McCuaig et le Président national du SEIC Don Rogers vont rencontrer le sous-ministre Ian Shugart face à face pour lui faire encore plus de pression.

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