La récente décision du Conseil national d’administration (CNA) de l’AFPC de créer un régime de retraite supplémentaire pour les dirigeant-e-s syndicaux élus supérieurs est très controversée. Cependant, la position du SEIC sur cette question est claire et sans équivoque. Notre présidente nationale, Jeannette Meunier-McKay, a voté contre la création de ce régime au sein du CNA. Depuis, l’Exécutif national du SEIC a appuyé sa position.
Contexte
Les dirigeant-e-s élus supérieurs de l’AFPC et de ses Éléments, tels que le SEIC, cotisent au régime de retraite de l’AFPC pendant qu’ils sont libérés de leurs postes d’attache dans la fonction publique. Ils ne peuvent pas transférer leurs cotisations du régime de l’AFPC au Régime de pension de retraite de la fonction publique (auquel sont assujettis les membres du SEIC).
Il s’ensuit qu’à leur départ à la retraite, ces dirigeant-e-s doivent toucher leurs pensions de deux sources : le Régime de pension de retraite de la fonction publique et le régime de l’AFPC. Toutefois, dans la plupart des cas, ils se retrouvent à recevoir moins que si leur salaire de dirigeant-e syndical-e avait été assujetti au régime de la fonction publique.
Position du SEIC
Jeannette Meunier-McKay, présidente nationale du SEIC, a voté contre le régime proposé pendant la réunion du CNA de l’AFPC même si elle aurait pu en tirer parti. Ce régime aurait été très coûteux pour le SEIC et il constituerait tout simplement un élément de passif trop grand pour notre syndicat dans le futur.
Au cours de sa réunion de mars 2011, l’Exécutif national du SEIC a discuté du régime de retraite supplémentaire et approuvé unanimement la position adoptée par madame Meunier-McKay.
Il s’ensuit que le SEIC ne participera pas au régime adopté par le Conseil national d’administration de l’AFPC. Notre position est indiquée clairement dans une lettre adressée à John Gordon, président national de l’AFPC.