Le thème de cette année attire l’attention sur le chômage et le sous-emploi des personnes ayant un handicap. Sans travail décent, il est difficile ou impossible d’avoir une vie décente, et tout le monde y perdra si notre société n’arrive pas à tirer parti du bassin de talent des personnes ayant un handicap.
La Journée internationale des personnes handicapées a été instaurée par l’ONU en 1992 pour aider à la compréhension des problèmes qu’ont les personnes ayant un handicap et pour faire appuyer leur dignité, leurs droits et leur bien-être. Cette journée vise en outre à faire connaître les avantages qui peuvent être tirés de l’intégration fructueuse des personnes ayant un handicap aux volets politique, social, culturel et économique de la vie.
Plus de 500 millions de personnes ont un handicap psychologique, physique ou sensoriel et, où qu’elles vivent, des obstacles physiques, sociaux ou économiques restreignent leur vie. Dans bien des pays, une proportion pouvant atteindre 80% des personnes ayant un handicap sont en chômage tandis que la majorité des autres sont sous-employées. Au Canada, une étude réalisée par Développement des ressources humaines Canada a révélé ce qui suit :
« Les personnes handicapées font face à des obstacles qui les empêchent de participer pleinement au marché du travail… De nombreux facteurs nuisent à leur réussite sur le marché du travail, dont leur faible niveau d’instruction, les attitudes et comportements des employeurs et le manque d’adaptation de leur milieu de travail à leurs besoins. » (Développement des ressources humaines Canada, Le savoir, clé de notre avenir : Le perfectionnement des compétences au Canada, 2002)
Le travail décent crée une différence importante et il peut être encouragé de bien des façons. L’ONU fait la promotion de programmes tels que l’emploi assisté, les entreprises sociales, les coopératives, la gestion des limitations fonctionnelles en milieu de travail (mesures de maintien en emploi et de retour au travail) et la promotion de l’entreprenariat, du travail autonome et des micro-entreprises et petites entreprises viables.
Les sections locales du SEIC peuvent participer à un certain nombre d’activités pour manifester leur appui, comme par exemple les suivantes :
L’amélioration des perspectives économiques des personnes ayant un handicap est d’une importance critique : nous avons tous besoin d’un travail décent. Et lorsque ces personnes peuvent mettre leurs nombreuses capacités au service d’un travail productif, nous en bénéficions tous. Veuillez faire votre part le 3 décembre.