« Ce fut une expérience merveilleuse », de dire Kathryn Falkner, membre du SEIC, « et elle m’a donné le sentiment d’être éclairée et d’avoir du pouvoir ». La consoeur Falkner et 12 autres membres du SEIC ont participé à la Conférence Fierté tenue dernièrement par l’AFPC à Vancouver sous le thème Je compte, tu comptes.
La conférence a rassemblé les membres gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (GLBT) de l’AFPC pour qu’ils dégagent d’importants rapports entre le syndicat, le milieu de travail et les droits des GLBT. Elle a créé un espace sécuritaire dans lequel examiner ces rapports, ce que Kathryn Falkner a bien aimé. « J’ai entendu de nombreux commentaires sur des problèmes majeurs auxquels les membres GLBT doivent faire face, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du milieu de travail. Nous avons réussi à discuter ouvertement de ces problèmes et à trouver des lignes de conduite pour nous y attaquer. »
Les personnes qui ont participé à la Conférence ont débattu d’un certain nombre de résolutions portant sur les principaux sujets d’inquiétude des membres GLBT. Parmi les plus importantes pour la consoeur Falkner figuraient les résolutions sur l’identification des groupes recherchant l’équité au sein de l’Alliance et les lacunes du Recensement du Canada. « Puisque le questionnaire de déclaration volontaire de l’employeur ne porte pas sur les GLBT, le syndicat doit procéder à un sondage ponctuel auprès de ses membres pour obtenir l’information nécessaire afin de pouvoir dresser des plans efficaces. »
Pour ce qui est du Recensement du Canada, il ne permet pas de déclarer volontairement son orientation sexuelle ou son identité de genre. « La Conférence a incité l’AFPC à faire pression sur le gouvernement pour qu’il modifie le Recensement », a dit madame Falkner, « parce que le refus de permettre aux citoyen-ne-s de s’identifier en tant que membres de la communauté GLBT permet de négliger facilement les préoccupations de ces membres de la population canadienne.
Les délégué-e-s à la Conférence ont participé à un certain nombre d’ateliers. Kathryn Falkner a jugé particulièrement utile l’atelier sur la formation des dirigeant-e-s. « Une des meilleures parties de cet atelier a été la soigneuse analyse des dossiers par les participant-e-s, y compris la composition du groupe de participant-e-s à l’atelier. Puisque nous avons constaté qu’aucun des participant-e-s de notre groupe n’était autochtone, nous avons donné la priorité à l’élection d’un-e Autochtone au Comité d’accès à l’égalité, et nous y sommes parvenus. »
Denis Roy, délégué du SEIC, a indiqué lui aussi l’importance de la formation des dirigeant-e-s. « Il est indispensable de donner aux militant-e-s GLBT une formation de dirigeant-e », a-t-il déclaré, « parce que c’est en devenant des dirigeant-e-s que nous pourrons aller de l’avant au cours des prochaines années. »
Le confrère Roy fait maintenant partie des dirigeant-e-s GLBT car il a été élu au Comité d’accès à l’égalité par les participant-e-s à la Conférence.
La déléguée Dawn Zander a été frappée par la grave répression dont les GLBT font l’objet dans bon nombre d’autres pays. Et bien qu’elle ait signalé par contraste les progrès réalisés au Canada par l’adoption de lois anti-discrimination, elle a ajouté ce qui suit : « Nous risquons de perdre le terrain que nous avons gagné auprès des gouvernements antérieurs…l’actuel gouvernement semble voué à accroître la marginalisation, la pauvreté et l’iniquité. »
« Une bonne conférence vous ouvre les yeux et vous incite à vous impliquer davantage », a ajouté madame Falkner, « et c’est précisément l’effet que cette Conférence a eu sur moi. Le fait de voir le syndicat appuyer tous les groupes recherchant l’équité transmet l’important message que nous comptons tous. »