Syndicat de l'emploi et de l'immigration du Canada - http://ceiu-seic.ca/fr/droits-de-la-personne/point-de-vue-dun-membre-sur-la-conference-nationale-des-membres-de-groupes-raciaux-visibles-de/
mars 19, 2008

Point de vue d’un membre sur la Conférence nationale des membres de groupes raciaux visibles de l’AFPC

Chaque conférence comporte un compte rendu officiel qui indique les faits saillants de l’événement, et l’AFPC en présentera un à nos membres au cours des prochaines semaines. En tant que personne faisant partie d’un groupe racial visible qui y a participé, je tiens à présenter un point de vue de membre sur l’importante conférence susmentionnée.

Je me nomme Mandy Schubert et je travaille pour Service Canada à Victoria (C B). Je milite au sein de mon syndicat depuis des années et je préside actuellement ma section locale. Au fil des années, mon implication dans mon syndicat a été une combinaison de défis, de satisfactions majeures, de frustrations et d’un peu de plaisir. C’est à peu près ce que je retire de toutes les acticités auxquelles je participe. À cet égard, le syndicat n’est pas différent.

En tant que membre de groupe racial visible, j’ai été très heureuse que l’AFPC tienne cette conférence. Elle a reconnu les problèmes auxquels tous les travailleurs et les travailleuses racialisés doivent faire face et a donné un sentiment des progrès que nous réalisons (je sais qu’il en faut davantage mais il importe de reconnaître que nous pouvons améliorer les choses et que nous y voyons effectivement).

La Conférence a examiné des questions de vaste portée, telles que l’adaptation raisonnable, le profilage racial, la sécurité et la compression des programmes publics, qui influencent nos client-e-s et nous-mêmes.

L’accommodement raisonnable de minorités est devenu un sujet chaud, particulièrement depuis le 11 septembre 2001. Les considérations relatives à la sécurité ont déformé la façon dont certains d’entre nous voient les minorités et les mesures d’adaptation que nous devrions (ou ne devrions pas) prendre pour qu’elles se sentent chez elles dans notre pays. À mon avis, il y a lieu de se préoccuper de la sécurité mais les mesures irréfléchies prises au nom de la sécurité font empirer la situation. Les personnes qui tentent de s’intégrer à la société canadienne deviendront soupçonneuses et méfiantes si elles sont maltraitées au nom de la sécurité. Et nous ne voulons pas que cela se produise.

Du personnel de la fonction publique, 8,6% des membres sont racialisés. Environ 12% des membres de la population canadienne sont racialisés. D’ici 2017, 20% des membres de la population seront racialisés. Cette statistique m’a fortement impressionnée. Ce qu’elle signifie, c’est que nous avons beaucoup de travail à accomplir pour que la fonction publique soit le reflet de la société canadienne.

Pour procéder aux changements nécessaires, la Conférence a examiné le sens du militantisme. Depuis trop longtemps, de nombreuses personnes considèrent le militantisme comme des pressions politiques faites sur les député-e-s fédéraux. Je crois qu’il peut être important de parler aux député-e-s mais que nous devons inciter les gens à s’impliquer plus près de chez eux, dans leur communauté. Le racisme est une question pressante mais la plupart des gens veulent en traiter d’une manière équitable et sensée. Or, il est plus facile d’examiner le racisme d’une manière sensée si l’on peut parler individuellement aux gens, ce qui exige de les rencontrer dans nos communautés. C’est là que nous pouvons commencer à réaliser de vrais progrès dans ce dossier à mon avis.

Je suis très heureuse que l’AFPC ait tenu la Conférence nationale des membres des groupes raciaux visibles et j’ai été fière d’y participer. Les conférences de ce genre me mettent à l’aise de participer à mon syndicat en tant que membre racialisé et que militante. Il appartient à toutes les personnes qui y ont pris part de perpétuer l’esprit et l’énergie de la conférence, et je m’engage à y voir.

CEIU-SEIC
English | Français

Rechercher ce site Web

la Personnelle