Le mois de février est le Mois de l’histoire des Noirs. En 2009, son début est marqué par l’investiture de Barack Obama, premier président afro-américain des États-Unis.
Peu après avoir annoncé sa candidature vers le début de 2007, M. Obama a reconnu sa dette envers l’histoire et le travail de ses prédécesseurs. Dans une allocution prononcé devant un groupe de militant-e-s chevronnés des droits de la personne à Selma, en Alabama, il a dit : « Je suis ici parce que quelqu’un a marché. Je suis ici parce que vous avez tous fait des sacrifices pour moi. Je me tiens sur les épaules de géants. »
Le Mois de l’histoire des Noirs a été fondé par l’afro-américain Carter G. Woodson pendant les années 1920. M. Woodson jugeait que la reconnaissance du travail des personnes d’ascendance africaine était d’une importance critique à bien des égards, depuis l’affirmation de leurs contributions jusqu’au développement de modèles de rôle aux fins des générations futures.
Le Mois de l’histoire des Noirs s’est répandu au-delà des États-Unis à des pays tels que le Canada et la Grande-Bretagne. Les célébrations de chaque année consistent à mettre en évidence des réalisations qu’on ne trouve que rarement, sinon jamais, dans les manuels d’histoire courants. Au Canada, peu de gens savent que le premier marin canadien qui s’est vu décerner la Croix de Victoria pour sa bravoure est William Edward Hall, afro-canadien de la Nouvelle-Écosse. Ou que Portia White, originaire de Truro, en Nouvelle-Écosse, était considérée comme une des meilleures chanteuses d’opéra de sa génération et qu’elle a réussi à surmonter l’obstacle de la couleur dans la musique classique canadienne au cours des années 1940. Vous trouverez de plus amples renseignements sur l’héritage des personnes d’ascendance africaine en musique classique sur le site AfriClassical.com.
En matière de scolarisation, la plupart des Canadien-ne-s connaissent les grandes universités d’Europe qui remontent à il y a des centaines d’années. Il est beaucoup moins connu qu’une université africaine accueillant 25 000 étudiant e s a existé au 12e siècle dans l’actuelle République du Mali. C’était un centre d’apprentissage pour le continent africain entier et l’on y enseignait des matières variant des mathématiques et de la physique au code islamique et à l’éthique.
En 2009, le Mois de l’histoire des Noirs commence d’une manière qui aurait jadis été jugée impossible par bien des gens. Cependant, comme Barack Obama l’a indiqué aux militant-e-s pour les droits de la personne à Selma, il reste du pain sur la planche.