Le massacre de 69 manifestants et manifestantes pacifiques par la police d’Afrique du Sud en 1960 a donné lieu à la reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies, en 1973, du 21 mars en tant que Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
Dans sa déclaration désormais célèbre faite au cours de son procès en 1963, Nelson Mandela a indiqué sa vision d’une société exempte de racisme et ce qu’il était prêt à faire pour qu’elle se matérialise :
« J’ai lutté contre la domination blanche, et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »
Bien des choses on changé en Afrique du Sud depuis le procès de M. Mandela et son emprisonnement, et bien des choses ont changé ailleurs aussi. Cependant, bien que l’Afrique du Sud ait aboli l’apartheid et que les États-Unis aient un président d’ascendance africaine, il y a encore du pain sur la planche. Au Canada, les membres de groupes raciaux visibles continuent d’avoir des problèmes dans des domaines importants tels que le marché du travail et les membres des premières nations, Métis et Inuits continuent de lutter pour avoir des logements adéquats. Le 21 mars est l’occasion de transmettre le message selon lequel il y a lieu d’accomplir plus de travail si nous voulons que la vision de M. Mandela se matérialise.