Les ministères et organismes pour lesquels travaillent les membres du SEIC engagent souvent des étudiant-e-s, particulièrement pendant les mois d’été. Le SEIC et ses membres approuvent la prestation de possibilités aux étudiant-e-s, mais leur approbation s’assortit d’importantes réserves.
Premièrement, le SEIC ne croit pas que les étudiant-e-s devraient servir de main-d’oeuvre à bon marché. Ils devraient être rémunérés aux taux appropriés, qui sont indiqués dans nos conventions collectives. Or, en règle générale, le gouvernement rémunère les étudiant-e-s à des taux beaucoup plus bas que nos taux conventionnels. Toutefois, la Politique sur l’embauche des étudiants comprend une disposition [5.3(c)] qui incite les gestionnaires à rémunérer les étudiant-e-s au taux approprié :
À la différence des taux applicables à des postes classifiés, les taux applicables aux étudiants ne correspondent pas directement aux tâches exécutées. Par conséquent, les gestionnaires qui désirent confier à des étudiants une gamme complète des fonctions d’un poste classifié devraient plutôt les nommer à un tel poste en appliquant le processus de dotation usuel et en les rémunérant au taux correspondant aux postes classifiés.
Il devrait aller de soi que les étudiant-e-s soient engagés selon la procédure de dotation habituelle et rémunérés au taux correspondant au poste qu’ils occupent. Nous encourageons les sections locales à parler aux gestionnaires qui sont les supérieurs de leurs membres afin de les inciter à recourir à cette option qui assure un traitement plus équitable aux étudiant-e-s.
Si la direction soutient qu’un-e étudiant-e n’est pas chargé de remplir toutes les fonctions d’un poste, il est d’une importance critique de voir à ce que la direction réponde à toutes les exigences de la Politique sur l’embauche des étudiants, y compris celle qui vise l’établissement d’un plan d’apprentissage structuré.
Deuxièmement, l’embauche d’étudiant-e-s ne devrait pas donner lieu à l’élimination d’emplois de membres. C’est une question particulièrement importante en raison du resserrement des budgets qui met en péril le maintien des emplois de nos membres qui ont été créés pour une période déterminée. Les sections locales doivent surveiller attentivement et de façon suivie les plans de dotation de la direction afin de s’assurer que l’embauche d’étudiant-e-s ne compromette pas la sécurité d’emploi de nos membres occupant des emplois créés pour une période déterminée.
Le syndicat n’a pas de recours juridique efficace pour contester l’abus de la Politique sur l’embauche des étudiants, y compris le fait de faire appel à des étudiant-e-s d’une manière qui peut menacer nos membres occupant des postes créés pour une période déterminée. Toute contestation fructueuse découlera de négociations avec la direction et d’une mobilisation efficace des membres pour qu’ils appuient la position du syndicat. C’est pour cela que les membres devraient demander l’aide de la vice-présidente ou du vice-président national de leur région.