La présidente nationale Jeannette Meunier-McKay a donné une conférence de presse avec les députés fédéraux Mark Eyking et Jim Karygiannis afin d’inciter le gouvernement à annuler l’élimination d’emplois prévue pour le centre de traitement de Sydney, en Nouvelle-Écosse. Dans ses commentaires, que vous pouvez entendre sur YouTube, madame Meunier-McKay indique que la compression « nuit fondamentalement au traitement des demandes de citoyenneté et de cartes de résident permanent ».
La veille de la conférence de presse, le SEIC a donné un exposé au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration afin de lui indiquer les graves conséquences qu’aura la mise en disponibilité de 147 membres du personnel du centre de Sydney. Les députées et députés de l’opposition faisant partie du Comité ont appuyé la cause du syndicat et deux d’entre eux, soit Mark Eyking et Jim Karygiannis, ont participé à une conférence de presse donnée par le SEIC.
Vous pouvez lire les commentaires de la présidente nationale ci-dessous et voir la conférence de presse sur YouTube.
Bonjour. Je m’appelle Jeannette Meunier-McKay et je suis la présidente nationale du Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada, Élément de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Nos 20 000 membres comprennent des personnes travaillant au Centre de traitement des demandes de Citoyenneté et Immigration Canada à Sydney.
Nous sommes ici aujourd’hui pour inciter le gouvernement conservateur à annuler la compression des effectifs prévue pour le centre de Sydney afin que les nouveaux Canadiens et Canadiennes n’aient pas à attendre un temps inacceptable avant de commencer à participer pleinement à la société canadienne.
La compression annoncée nuit fondamentalement au traitement des demandes de citoyenneté et de cartes de résident permanent à Sydney. La réduction de l’effectif de la salle de courrier retardera l’acheminement des demandes à des agents ou agentes habilités à prendre une décision à leur sujet. La réduction de l’effectif des agents et agentes retardera encore davantage la prise d’une décision. Les clients et clientes du service devront attendre encore plus longtemps des documents d’une importance critique pour la réunification des familles, les voyages à l’étranger et la pleine participation à la société canadienne.
La compression allongera le temps d’attente des personnes tentant d’entrer au Canada et de mettre à contribution leurs compétences spécialisées dans le cadre du programme des travailleurs qualifiés étrangers, ce temps étant déjà de 7 à 8 ans.
Ce qui rend la compression d’autant plus mesquine, c’est que le gouvernement exige que ces personnes paient les services de leur poche. Par le truchement du recouvrement des coûts, on fait payer le traitement aux immigrants et aux immigrantes et aux nouveaux Canadiens et Canadiennes. Or, la qualité des services s’affaiblira si les effectifs sont comprimés.
Nous appelons au rétablissement des emplois éliminés et à la dotation du centre de Sydney d’un personnel suffisant à la prestation de services au public canadien.