L’important travail que nous accomplissons au service de la population canadienne mérite qu’on le reconnaisse, mais la Semaine de la fonction publique instituée par le gouvernement n’est pas à la hauteur de ce que nous méritons. La conclusion d’une convention équitable contribuerait grandement à la reconnaissance de la contribution que nous apportons au Canada mais le comportement du gouvernement à la table de négociation révèle ce qu’il pense vraiment de nous.
Le thème de la Semaine de la fonction publique de cette année est « Reconnaître notre histoire, tout en bâtissant notre avenir ». C’est un thème valable en lui-même. Cependant, de nombreux membres y réfléchissent dans le contexte de la négociation collective, et il est facile de comprendre pourquoi. L’histoire de la négociation dans la fonction publique est caractérisée par le piétinement du gouvernement et, au mieux, des règlements médiocres. Nous reconnaissons cette histoire mais le gouvernement ne la reconnaît certainement pas.
Pour ce qui est de « bâtir notre avenir », la conduite du gouvernement à ce tour de négociation montre que le seul avenir qu’il veut bâtir ressemble beaucoup au passé. Aujourd’hui, tout comme par le passé, nous travaillons sans convention collective. La convention PA a expiré le 20 juin 2007 et il n’y en a pas de nouvelle à l’horizon. Comme d’habitude, le gouvernement a déposé une offre salariale insultante (1,5% pour chacune des deux premières années et 1,2% pour chacune des deux suivantes) qui est de beaucoup inférieure aux règlements salariaux d’autres secteurs. À mesure que les membres voient augmenter les prix de l’essence et des aliments, le gouvernement continue de reconnaître la valeur que nous avons pour les Canadien-ne-s de la même façon.
En 2008, le SEIC propose aux sections locales les deux mêmes options que par le passé relativement à la Semaine de la fonction publique :
Il y a deux lignes de conduite que votre section locale peut adopter à l’égard de la Semaine nationale de la fonction publique. La première consiste à la bouder. Bon nombre de sections locales dénoncent la SNFP comme étant un mince camouflage établi pour cacher la façon dont le gouvernement nous traite vraiment. Elles ne veulent rien avoir à voir avec la SNFP.
La deuxième ligne de conduite consiste à participer à la SNFP d’une manière qui fait connaître notre point de vue. Les sections locales suivant cette ligne de conduite indiquent clairement qu’elles s’attendent à plus que les belles paroles offertes par la SNFP. « Reconnaissez notre travail de manière valable » est le message que les sections locales peuvent transmettre dans le cadre des activités de la SNFP.
Si les circonstances étaient plus favorables, nous trouverions volontiers d’autres façons de marquer la Semaine de la fonction publique, mais il faudrait que le gouvernement change la manière dont il nous traite. « Si le gouvernement s’engageait à voir à ce qu’une convention collective équitable soit en vigueur au cours de la célébration de la Semaine de la fonction publique chaque année », a déclaré la présidente nationale Jeannette Meunier-McKay, « notre participation pourrait être tout à fait différente ».