Les délégué-e-s à la conférence du Nouveau-Brunswick sur la négociation collective ont mis l’accent sur les projets de mobilisation des membres de la région dans le cadre du tour de négociations en cours. En juin, il y aura un an que les membres du groupe PA n’ont pas de convention collective. Or, l’employeur continue d’exiger différentes concessions.
Ce n’est pas la première fois que les membres de l’AFPC voient retarder la conclusion d’une convention collective, mais ils espéraient que la nouvelle législation fédérale sur la négociation collective accélère la conclusion des conventions. Jusqu’à présent, l’employeur continue de faire traîner les choses à la table de négociation.
Louiselle Laforest, membre de l’équipe de négociation PA, a décrit la procédure de négociation aux délégué-e-s à la conférence et a résumé les discussions qui ont eu lieu jusqu’à présent.
Au cours de la session de négociation la plus récente, les parties ont fini par entamer une discussion sur les augmentations salariales. Cependant, il reste à régler d’importantes questions non pécuniaires. Le Conseil du Trésor continue de demander des concessions ayant trait aux heures de travail et il est clair qu’il veut faire passer plus de membres du travail de jour au travail posté.
« L’augmentation du travail par postes qu’exige l’employeur nuirait grandement à la conciliation travail-vie de bon nombre de nos membres », a déclaré la présidente nationale Jeannette Meunier-McKay, « et il n’en est pas question ». Elle a enchaîné en indiquant d’autres concessions exigées, qui comprennent l’élimination des congés de maladie supplémentaires des employé-e-s travaillant par postes et la réduction du préavis de modification des postes (le Conseil du Trésor veut ramener ce préavis de sept jours à 48 heures). « Le Conseil du Trésor veut pouvoir faire ce qu’il veut de ses effectifs en accroissant le travail posté et en réduisant les protections du personnel affecté. Nous lui transmettons une réponse claire à ce sujet : NON! »
Les délégué-e-s à la conférence du Nouveau-Brunswick ont dressé des plans pour mobiliser les membres dans les dossiers de négociation au cours des prochains mois. « Les délégué-e-s ont fait preuve d’innovation et dressé de solides plans », a indiqué madame Meunier-McKay, « et ils se joignent ainsi aux nombreux membres des différentes parties du pays qui sont résolus à obtenir une convention équitable cette fois-ci ».

