Nous avons atteint un tournant dans les négociations. Soit qu’un règlement raisonnable est imminent, soit qu’une grève énergique est sur le point de commencer. Le gouvernement peut décider de jouer franc jeu avec nous pour une fois ou de nous envoyer promener encore une fois. Nous le saurons bientôt. Entre temps, nous devons agir en tenant pour acquis qu’il sera nécessaire de faire la grève.
Il y a bien des jeux que les employeurs peuvent jouer au cours de la négociation collective, et les membres qui ont vécu des grèves antérieures savent que c’est précisément ce que le Conseil du Trésor a fait par le passé. Un des jeux préférés consiste à aviver l’enthousiasme des membres à l’égard d’un règlement et ensuite à le doucher en présentant une offre très faible. Il s’agit de réduire considérablement les attentes au moment où les gens sont sur le point de débrayer. C’est peut-être le jeu que nous verrons jouer très bientôt. Pour contrer ce manège, entre autres, nous devons lacer nos souliers de marche dès maintenant. La fin de semaine de l’action de grâce n’est pas habituellement consacrée à une préparation psychologique de ce genre, mais elle le sera en 2004.
Notre syndicat est prêt à faire la grève. Les structures de grève sont en place, les sections locales sont prêtes et les membres sont résolus à lutter pour obtenir une entente équitable. L’économie est forte et les recettes publiques sont élevées. Le gouvernement paie bien ses cadres et accorde de généreuses augmentations salariales aux député-e-s. C’est notre tour. Nous méritons un meilleur traitement à la table de négociation et nous sommes prêts à faire ce qu’il faut pour l’obtenir.
Les négociations imminentes nous réservent peut-être une agréable surprise, mais préparons-nous à riposter le 12 octobre.
En toute solidarité,
La présidente nationale
Jeannette Meunier-McKay