Les membres ont resserré les rangs à Terre-Neuve pendant la deuxième journée de la grève. Tous les piquets de St. John’s ont été assez forts pour que les cadres et les employé-e-s désignés aient besoin d’une escorte policière pour rentrer au travail.
Dans l’Ï-P-É, le taux de participation à la grève est de 100%. Selon la vice-présidente nationale Donna MacDonald, « les membres – soit tant les employé-e-s désignés que les grévistes – sont en surchauffe », malgré les forts vents et la pluie froide qui s’abattent sur la région de l’Atlantique. Les grévistes ont reçu un cadeau inattendu sous la forme d’un déjeuner dont le restaurant A&W local leur a fait don.
Au Nouveau-Brunswick, les conditions météorologiques n’ont pas été clémentes pour les grévistes, mais ceux-ci ont accompli leur tâche de façon remarquable. La section locale 60254 (Bathurst/péninsule acadienne) ont laissé entrer des employé-e-s désignés une fois par heure seulement. Il aura fallu jusqu’à 11 h pour que tous ces employé-e-s soient rentrés. Et la section locale a aidé les employé-e-s désignés qui subissaient des pressions grandissantes, particulièrement au centre d’appels de l’a.-e. Robert Hamel, président de la section locale, précise : « Nous avons négocié la question avec la direction locale, et les employé-e-s désignés ont remarqué une amélioration considérable de la façon dont ils se font traiter ».
Une grande manifestation a eu lieu à Montréal, et il y avait des piquets de grève partout. La police a dû intervenir à Montréal et à Québec pour que de nombreux piquets laissent passer qui que ce soit. Le syndicat a fait l’objet d’une injonction inusitée relativement à un grand immeuble de Montréal. Cet immeuble était en rénovation et l’entreprise de construction qui effectuait le travail a prétendu que les échafaudages présentaient un danger. Le syndicat a fait appel à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, qui discute avec les syndicats de la construction intéressés.
À Ottawa, les piquets de grève étaient encore plus forts le deuxième jour de la grève. De plus, l’action des membres était plus stratégique, une grande manifestation étant tenue aux Terrasses de la Chaudière pour renforcer les piquets décimés par le règlement conclu avec Parcs Canada. La grève a été stimulée par la participation active de personnes qui n’avaient pas pris part à la grève précédente. « J’ai trouvé très encourageant de les voir sur la ligne de piquetage cette fois-ci », a déclaré Tony Nicolas, vice-président de la section locale 70704.
Un échange intéressant a eu lieu à Toronto entre un chef de piquet et un cadre frustré par la lenteur de la rentrée des employé-e-s désignés. Le cadre a dit à la femme en question qu’il ne l’engagerait à aucun prix. Quand elle lui a demandé pourquoi, il a répondu qu’elle prenait son travail trop au sérieux. Voilà ce que ça donne d’avoir une bonne éthique du travail!
Au Centre d’exécution de la loi du Grand Toronto (ASFC), les employé-e-s désignés s’attendaient à ce que les choses se passent comme la veille. Mardi, le dernier d’entre eux avait franchi la ligne à 14 h 50, dix minutes avant la fin de son poste de travail.vv
D’un bout à l’autre du pays, la journée a été très bonne. Les grévistes du Scarborough Town Centre ont accueilli avec enthousiasme John Cartwright, président du Conseil du travail de Toronto et du district de York. M. Cartwright a prononcé un discours enflammé sur la valeur que présente pour la société le travail accompli par les employé-e-s du secteur public, et il a promis que son conseil appuierait la grève de l’AFPC.
L’entrée des employé-e-s à l’aéroport Pearson avait un curieux air : de nombreux piqueteurs et piqueteuses s’y détendaient bien assis sous un ciel ensoleillé pendant que la file de voitures se prolongeait sur plus d’un mile. La police était présente, mais ses gyrophares, ses vestes orange vif et ses indications déroutantes n’ont servi qu’à compliquer la situation.
À Richmond Hill, les membres du piquet se sont serrés les coudes et ont exprimé leur résolution à tenir ferme jusqu’au bout. Paul Soreiro, président de la section locale 569, a dit : « Je ne poserai pas ma pancarte avant qu’il ne soit temps. »
Au Manitoba, les piquets étaient forts et le moral était élevé. Les membres ont manifesté un optimiste prudent au sujet d’un éventuel règlement, mais ils n’ont guère exprimé de confiance dans les intentions du Conseil du Trésor. La plupart des membres attendent patiemment de voir ce qui se passera.
Les piquets de grève de Regina et de Saskatoon ont été forts. À Saskatoon, les grévistes ont laissé entrer les membres désignés à des intervalles soigneusement contrôlés. À Prince Albert, d’autres membres de l’AFPC se sont joints aux grévistes du SEIC au CRHC. Les membres de Melfort ont de nouveau parcouru 96 kilomètres pour se joindre au piquet de Prince Albert.
Les membres d’Edmonton ont commencé à piqueter devant Canada Place à 6 h 30 et ont été efficaces. Les seules voitures auxquelles ils ont permis l’accès au terrain de stationnement sont celles qui amenaient les membres désignés ayant un handicap ou les autres locataires de l’immeuble présentant des laissez-passer de piquet. Les membres désignés ordinaires sont entrés après deux heures d’attente. À Vegreville, le piquet a été solide; le dernier cadre a fini par entrer à 14 h 30. La situation a été semblable à Lethbridge, où les grévistes ont obtenu un bon appui du public.
En C-B, les grévistes ont maintenu de solides piquets par un temps qui demeurait ensoleillé dans la majeure partie de la province. Dans la région de Vancouver, les membres du SEIC travaillant au CIC de la rue Hornby ont entendu bien des coups de klaxon manifestant l’appui des automobilistes qui passaient, et la plupart des client-e-s ont respecté le piquet. Dans Library Square, les piqueteurs et piqueteuses étaient nombreux et gardaient le moral en dépit du grand nombre de gestionnaires qui les épiaient du deuxième étage. Les piquets de grève du CRHC de Burnaby ont dû faire face à des entrées en chauffard au garage aérien. Les chefs de piquet ont appelé la GRC et lui ont présenté des photos et des numéros de plaque. Les membres du SEIC au Harbour Centre ont réussi à contrôler l’entrée des employé-e-s désignés malgré les difficultés que présente l’étalement du lieu.
From one end of the country to the other, a very good day.